MAG dans l'actu - Elections en Kanaky
Par RMP .
En Kanaky les élections se font en trois temps. Il y a d'abord les élections provinciales où l'on désigne les représentants qui siégeront dans les assemblées des trois provinces (Nord, sud et îles Loyauté). Ces assemblées envoient ensuite des conseillers qui siégeront au Congrès (qui détient le pouvoir législatif). C'est le Congrès qui désigne par la suite les membres du gouvernement calédonien élu pour cinq ans.
Le 28 juin, les élections provinciales se sont donc enfin tenues en Kanaky après trois reports... Des élections un peu spéciales puisque prenant en compte les dizaines de milliers de nouveaux électeurs natifs de l'archipel nés après les accords de Nouméa. En somme, ils ont été les premiers à bénéficier du controversé dégel du corps électoral ayant mené à la révolte de 2024.
Avec une participation en recul de trois points par rapport aux dernières élections, la droite est arrivée en tête des suffrages sans dégager une majorité suffisante. Il aura fallu que les membres du parti de l'Eveil océanien (que l'on surnomme là-bas « les faiseurs de rois ») choisissent de se joindre aux loyalistes.
Sur place, on constate une imbrication entre action syndicale et engagement politique. Il y a notamment concordance entre certains syndicats et le mouvement indépendantiste. Dans cette mouvance, on retrouve l'USTKE ou Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités fondé dans les années 80. Leur logique est simple : le système qui les colonise est le même que le système qui les exploite. Radio Mon Pais a rencontré Mélanie Atapo, présidente de l'USTKE lors du congrès de la CGT à Tours. Au micro d'Eric Cantaruti et Cédric Caubère, elle a commencé par faire un bref historique de l'organisation qu'elle préside.

Laisser une réponse