La demande est plus forte que jamais : avec la Covid-19, les confinements, et la période des fêtes, La Poste doit faire face à une explosion du nombre de livraisons de colis. Elle va donc recruter 9000 saisonniers  pour la fin de l'année. Une bonne nouvelle selon la CGT qui souligne cependant que c'est loin d'être suffisant et que ces emplois ne seront pas pérennes magré le manque d'effectif qui se ressent tout au long de l'année.
La CGT qui s'insurge aussi de la logique d'ubérisation du métier de facteur notamment au travers d'une start up de livraison rapide "Stuart" dans laquelle la Poste vient de prendre 20% de participation. A Stuart, pas de salarié, les chauffeurs sont travailleurs indépendants ou auto-entrepreneurs. Ce qui signifie qu’à la Poste cohabitent  des fonctionnaires – pour les plus anciens - des salariés de droits privés – c’est le cas de tous les nouveaux entrants depuis des années – et désormais des travailleurs indépendants. Un situation qui facilité le dumping social au sein de la même entreprise.
 

La direction de la société d'inginerie AKKA s’apprête à tailler dans le vif de ses effectifs. Sous-traitant de l'aéronautique Akka Technologies travaille à 70 % pour Airbus, mais aussi pour Thales AVS et d’autres équipementiers de rang 1. En une année AKKA a vu son chiffre d'affaire baisser de 38% . La direction de la société pourrait donc décider de se séparer de 1150 postes au travers d'un plan de restructuration. C'est ce qu'elle a fait comprendre aux organisations sociales qui demandent de leur côté qu'un accord d'activité partielle de longue durée (APLD) soit signé. Or la direction s'y oppose. Ce dispositif l'empêcherait en effet de recourir à un plan de licenciement dans les deux ans qui suivent la signature de l'accord. Un bras de fer s'est donc engagé pour sauver les emplois.

Entretien avec Frank Laborderie représentant cgt Akka

La CGT spectacle appelle à manifester ce vendredi 13 Novembre 2020. Fortement impactés par le couvre feu et le deuxième confinement les intermittents s'enlisent dans les difficultés. La CGT Spectacle exige  la garantie de tous les droits sociaux mais aussi des solutions fortes et pérennes qui puissent permettre aux intermittents de retravailler (1).

Entretien avec Michel Vié Secrétaire général du Syndicat des Artistes Musiciens de Midi-Pyrénées et secrétaire adjoint du SNAM.

(1) Le SNAMCGT propose la mise en place d'un fond de secours, un mécanisme d’aide simple et automatique, à l’image du dispositf du GIP Cafés-Cultures. Ce vendredi 13 novembre le SNAMCGT organise une réunion à l’Espace JOB à Toulouse à partir de 13 heures.

En raison de la crise sanitaire  et du confinement  Radio Mon Païs adapte ses programmes à la situation et tente de maintenir une partie de ses programmes. Le journal  revient sur la crise sociale, économique et médicale que révèle et aggrave le Coronavirus.

La caravane de l'emploi et des salaires sera ce mardi 10 novembre dés 7h30  au 5 Avenue du général Eisenhower à Toulouse. L'objectif est de discuter avec les salariés des 1300 suppressions d'emplois annoncées par la direction de Thales. À Toulouse ce sont près de 200 emplois sur 879 qui seraient menacés. Contrairement à certaines entreprises Thales  a fait le choix de ne pas mettre en œuvre de plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE). La direction souhaite faire appel « au volontariat des salariés concernés pour adapter l’emploi et éviter les licenciements ». De son côté la CGT s'oppose à ce plan de suppression d’emploi, non justifié économiquement. Pour Dominique Ferrachat, délégué Syndical Central CGT Thales AVS, les dirigeants profitent de la crise pour restructurer le groupe afin de pouvoir reverser de copieux dividendes aux actionnaires sur le dos des salariés.

Entretien avec Dominique Ferrachat

Plusieurs syndicats ont appelé à la grève dans les écoles ce mardi 10 novembre, afin de dénoncer un protocole sanitaire qu'ils jugent insuffisant pour freiner l'épidémie mais aussi inadapté pour assurer la sécurité des élèves comme des personnels. Ils demandent en urgence de nouvelles mesures et plus de moyens. Le renforcement de la règlementation annoncé par Jean-Michel Blanquer en fin de semaine dernière, avec notamment la possibilité d'organiser des cours à distance au lycée, n'a pas suffit à convaincre  les principales organisations.Elles ont donc décidées de maintenir la mobilisation.

Entretien avec Abdallah AMGHAR (CGT educ'action 31=